existe-t-il une banque du sperme fictive
qui récolte et regroupe tous les éjaculats versés pour quelqu'un
sur un compte à son nom
par de généreux donateurs, anonymes ou non
on pourrait avoir une charte
des pensées du désir dirigées
vers l'image collective fantasmée
que tu renvoies à la société
un système sans compétition,
où tu récoltes ce que tu sèmes
où l'amour finit dans des boîtes de petri et des tubes à essai
tous connectés, au système nerveux sexuel de dieu
mardi
i had to fall in love once more! but this feels like 7th grade over again...
i guess i was twelve
i didn't know shit about you, who you were, so on
i was entering the worst age and must have been scared of that
but i remember it happen, must have been late october, november
those are the months where leaves hit the ground from up trees
those are the months my heart weakens, and she plays the silly role
a state of denial and confusion until the thought clicks
the only thing that clicks when i spend minutes hours weeks months
struggling with a feeling that cannot affirm itself and take power
like a pikachu erasing its own possibilities of evolution
not by overpowered ego, but by inchoate synchronicity
you're just a prototype, the trial my ego endures, my mind rationalizes
you share the name of my cousin, common
my love for you disclosed
your love for another one
grined, beared
i guess i'm twenty-two now
i don't know shit about you, who you are, sowon
i'm sloughing off brain cells and wondering how it will all clinch
but i remember it happen, it was late november at the performance afterparty
i didn't want to love anyone, then i met you, then i wanted to fall in love
then i did knowing why the jerk i feel like today was indulging in obvious bullshit
i get faded, everyday
faded on smoking drugs and dumb yearning thoughts
make my mind the numbest fuzzed out guitar riff
shoegazer gazing at his feet, crushing the heart-shaped buttons
on the special effects pedals of this disturbing reality
i don't want to forget you
i don't want to forgive you
i'll accept pain like the clichéd shonen mc get stepped on by business market laws
i don't want to forget you
i don't want to forgive you
enduring karma, enduring life cycles
whatever the light is, chemically derived
stubborn unflappable in the sad as shit game, no games
don't lose track when i won't, six-armed deity squash each version of me
but for love, oh, for love (thank you)
lundi
comme deux cons...
quand on est face à face on est comme deux cons...
je ne sais rien de toi
je ne sais rien de toi
et pourtant c'est toi
on arrive pas à communiquer
on arrive pas à se jauger
avant qu'advienne la fuite
la fuite en avant
j'aime ta façon de sourire
j'aime ta façon d'être
tout ce qu'on a c'est maintenant
fais-le juste, maintenant
tout ce qu'on a c'est maintenant
fais-le juste, maintenant
je binge les clopes de shite en me prenant la tête sur toi
je me ronge les doigts et je touche du bois pour toi
mais tout va tellement bien
mais tout va tellement bien
tu es là, tu es là, tu es là, tu es là
tu es là, tu es là, tu es là, tu es là
tu es là, tu es là, tu es là, tu es là
tu es là, tu es là, tu es là, tu es là
là
c'est elle que je vois
c'est moi qu'elle a regardé
elle continue sans moi
et je prends grave mon pied
je ne sais rien de toi
je ne sais rien de toi
et pourtant c'est toi
on arrive pas à communiquer
on arrive pas à se jauger
avant qu'advienne la fuite
la fuite en avant
j'aime ta façon de sourire
j'aime ta façon d'être
tout ce qu'on a c'est maintenant
fais-le juste, maintenant
tout ce qu'on a c'est maintenant
fais-le juste, maintenant
je binge les clopes de shite en me prenant la tête sur toi
je me ronge les doigts et je touche du bois pour toi
mais tout va tellement bien
mais tout va tellement bien
tu es là, tu es là, tu es là, tu es là
tu es là, tu es là, tu es là, tu es là
tu es là, tu es là, tu es là, tu es là
tu es là, tu es là, tu es là, tu es là
là
c'est elle que je vois
c'est moi qu'elle a regardé
elle continue sans moi
et je prends grave mon pied
samedi
Hashish
Hashish
Volutes de hashish dans ton nez, dans tes yeux
Odeur de tabac mélangé bien terreux
Café instantané un écran dans chaque dent
Tout seul le weekend quand les portes se ferment
Mon téléphone maudit sacrifié sur l'autel de rien du tout
Parler par les yeux parler par mes rêves de toi nue
Sous la lune découverte par les runes de l'amour
Que vois-tu dans les balles de cristal qui me servent d'yeux
C'est ton reflet, l'espoir, il fallait qu'on te nomme désir
Hashish
Collé dans ta gorge tes joues ton nez
Volé volant brûlant comme les billets
Raccroché à une chambre, hashish dans l'antichambre
Nettoyé mon corps sous la pluie comme si c'était le tien
Déesse de l'amour, enfant de fragrance du soleil
Tes larmes d'encre ébène trempées dans un bleu irréaliste
Incroyables et magnifiques vous êtes en muses éthérées
Borne de mon espoir borné un romantisme affairé...
Quand tu es jusqu'où je suis capable d'aller, ta vie atteindre
Lumière de l'astre pour lequel l'enveloppe va brûler
Volutes de hashish dans ton nez, dans tes yeux
Odeur de tabac mélangé bien terreux
Café instantané un écran dans chaque dent
Tout seul le weekend quand les portes se ferment
Mon téléphone maudit sacrifié sur l'autel de rien du tout
Parler par les yeux parler par mes rêves de toi nue
Sous la lune découverte par les runes de l'amour
Que vois-tu dans les balles de cristal qui me servent d'yeux
C'est ton reflet, l'espoir, il fallait qu'on te nomme désir
Hashish
Collé dans ta gorge tes joues ton nez
Volé volant brûlant comme les billets
Raccroché à une chambre, hashish dans l'antichambre
Nettoyé mon corps sous la pluie comme si c'était le tien
Déesse de l'amour, enfant de fragrance du soleil
Tes larmes d'encre ébène trempées dans un bleu irréaliste
Incroyables et magnifiques vous êtes en muses éthérées
Borne de mon espoir borné un romantisme affairé...
Quand tu es jusqu'où je suis capable d'aller, ta vie atteindre
Lumière de l'astre pour lequel l'enveloppe va brûler
jeudi
Te faire me voir mourir
Pendant que je me poignarde
Le sang coule
Et si la raison de mon suicide
Était l'improbabilité de ton meurtre
Je ne prends que ce que je donne
Un dialogue récurrent par les rêves
Attraction formation de nos êtres
Le sang coule lorsque tu donnes la vie
Et les blessures forment le corps de la vie
Le sperme coule sans fonction que de mourir
La spirale se referme si lentement
Avec toi le temps passe si lentement
Et ma joie dans les fleurs de ton rire
Mais pour t'attendre je ne vais pas mourir
Je me lèverai pour me faire vivre ou te faire me voir mourir
Le sang coule
Et si la raison de mon suicide
Était l'improbabilité de ton meurtre
Je ne prends que ce que je donne
Un dialogue récurrent par les rêves
Attraction formation de nos êtres
Le sang coule lorsque tu donnes la vie
Et les blessures forment le corps de la vie
Le sperme coule sans fonction que de mourir
La spirale se referme si lentement
Avec toi le temps passe si lentement
Et ma joie dans les fleurs de ton rire
Mais pour t'attendre je ne vais pas mourir
Je me lèverai pour me faire vivre ou te faire me voir mourir
lundi
Mistranslation
i don't get you
i don't get you
walking home past your home
looking up to see you past a blind
i said hello
you looked back but didn't respond
we got lost in translation
all of my fears are in action
and then surely yours do too
you are the sun behind my blind
you get me up to search outside
but in a lifetime i won't reach you
guess that you just don't get me
i don't get you
walking home past your home
looking up to see you past a blind
i said hello
you looked back but didn't respond
we got lost in translation
all of my fears are in action
and then surely yours do too
you are the sun behind my blind
you get me up to search outside
but in a lifetime i won't reach you
guess that you just don't get me
dimanche
Le trou sans fin mon dimanche soir
parfois je ne suis pas mou, parfois je suis dur
parfois je pense à toi j'érectionne et je suis brusque
pourtant dans mes rêves
je ne suis pas dur, tu n'es pas dure et on prend le temps de s'entendre
je rêve de te parler, ne pas oser te toucher
et t'imaginer m'inviter à partager
je ne comprend pas bien je n'entend que des soins lointains
mon cerveau embué brouille la vision même de mes mains
quelque chose se passe et je perds la raison de l'espace
fier comme un con pensant savoir la question
mais seul dans ma chambre dans cette prison que je veux fuir
le seul lieu dans mon monde illuminé comme le bosquet
où l'ennui fait l'air que je respire et le présent traîne des pieds
je peux enfin écouter
t'entendre me dire ce que la ville ne fait que brouiller
je ne comprends pas ce que tu dis mais je me sens en phase avec ta vie
peu importe ce que j'en dis
peu importe ce que tu en dis
peu importe ce que je pense je suis heureux car tu es en vie
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